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L’économie sociale et solidaire désigne un ensemble de structures (associations, mutuelles, coopératives, fondations, sociétés commerciales d’utilité sociale) qui défendent une forme spécifique d’entreprenariat, reposant sur la solidarité et la coopération et mettant en œuvre des projets d’utilité sociale.

L’ESS se prononce en faveur de l’ancrage local des organisations qui la composent pour qu’elles travaillent en proche adéquation avec les spécificités et les besoins des territoires d’implantation et de leurs habitants.

L’économie sociale et solidaire soutient une conception de l’activité économique qui place les intérêts de la société avant les profits potentiels dégagés.

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Elle préconise également un mode de gouvernance démocratique des organisations. Les bénéfices réalisés par les structures de l’ESS sont réinvestis en priorité vers leurs membres ou vers d’autres projets d’utilité sociale, et n’ont pas vocation à être accumulés comme richesse individuelle.

Aujourd’hui, l’économie sociale et solidaire représente un secteur économique important puisqu’il comptabilise en 2015, 2,37 millions de salariés soit 10,5% de l’emploi et 13,5% de l’emploi privé en France pour 221 325 établissements.

Les acteurs de l’ESS agissent principalement dans le domaine de l’action sociale (avec 39,4% des effectifs), les sports et loisirs (3,3%), les activités financières et d’assurance (11%), les arts et le spectacle (1,4%) et l’enseignement (14,7%).

Les coopératives, les associations, les mutuelles, les fondations se sont largement développées au XIXᵉ et XXᵉ siècle, portant l’économie sociale (avec les mutuelles, les coopératives de production), et plus tard, dans les années 1970, l’économie solidaire (pour répondre aux besoins de populations touchées par chômage et l’exclusion en introduisant par exemples les structures d’insertion par l’activité économique et l’entreprenariat social). Cette économie, alternative historique au capitalisme, obtient une reconnaissance institutionnelle avec la loi ESS promulguée en Juillet 2014 qui définit l’économie sociale et solidaire comme :

« …un mode d’entreprendre et de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine auquel adhèrent des personnes morales de droit privé qui remplissent les conditions suivantes :

1- Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices ;

2- Une gouvernance démocratique, définie et organisée par les statuts, prévoyant l’information et la participation […] des associés, des salariés et des parties prenantes aux réalisations de l’entreprise ;

3- Une gestion conforme aux principes suivants :

a) Les bénéfices sont majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise ;

b) Les réserves obligatoires constituées, impartageables, ne peuvent pas être distribuées. »

La loi ESS a pour objectifs de :

• reconnaître le champ de l’économie sociale et solidaire comme un mode spécifique d’entreprendre, elle en propose une définition claire afin de renforcer la visibilité de ces entreprises vis-à-vis de potentiels investisseurs, publics comme privés,

• consolider le réseau, la gouvernance et les outils de financements des acteurs de l’ESS,

• redonner du pouvoir d’agir aux salariés avec des mesures favorisant la reprise des entreprises par les salariés,

• provoquer un choc coopératif en simplifiant la démarche et en modernisant les statuts des coopératives,

• renforcer les politiques de développement local durable, notamment en renforçant les moyens donnés aux collectivités, en favorisant les dispositifs d’insertion par l’activité économique et en promouvant le commerce équitable à l’échelle locale.